ARRESTATION d’un SANS PAPIER – COMMISSARIAT de CLAMART
Le « NOUVEAU PARTI Ré so lu ment à Gauche »
se mobilise immédiatement !!
"Leurs avancées sont faites de nos reculs !"
Ou bien, autrement dit : "Quand nous ne reculons pas, ce sont eux qui
reculent !"
F Alerté : Jeudi 10 juillet, 20h30, la réunion du groupe
du nouveau parti commence.
Une camarade arrive avec un
message de RESF Paris 20ème indiquant qu'une personne sans papiers a été
appréhendée vers 15h par la Police à Clamart et se trouve en garde à vue au
commissariat de Clamart. Il s'agit de R. A., d'origine malgache, habitant le 20ème
arrondissement de Paris, suivi par RESF pour ses enfants scolarisés dans le
20ème. Son épouse est enceinte de 8 mois.
F On y va : Immédiatement, pendant que les téléphones
portables commencent à fonctionner, le groupe, fort de 9 personnes, décide de
se rendre sur place Grâce aux appels téléphoniques, commencent à arriver
plusieurs élus de Clamart, des militants de la FCPE, des membres de RESF
Clamart, des membres de RESF Fontenay et Plessis avec deux banderoles et des
amis et citoyens. Deux personnes se renseignent auprès de la Police et
demandent la libération de R. Un premier policier sûr de lui et un peu arrogant
indique que ça ne sert à rien de rester et que R. ne sera pas libéré. Le Maire
de Clamart arrive et parlemente lui aussi. Il s'avère que R. a été arrêté car il
téléphonait au volant et n'a pu présenter qu'un permis de conduire malgache sur
lequel la France ne peut pas retirer des points.... Il a donc été emmené en
garde à vue.

F Commissariat : Nous sommes à présent 25 personnes devant le
commissariat. Après une nouvelle discussion avec la Police, vers 22h30, il s'avère
que rien de nouveau ne se passera ce soir et nous prenons tous rendez vous pour
le lendemain à 8h30. Entre-temps nous avons appris avec amusement que le
commissariat de Clamart a téléphoné à l'épouse de R. en lui disant qu'il y
avait un attroupement devant le commissariat et qu'il fallait qu'elle fasse
cesser cela ...
F Le lendemain : Vendredi 11 juillet, 8h30 nous arrivons moins
nombreux que la veille mais une quinzaine tout de même. Plusieurs autres élus
municipaux sont présents et certains resteront toute la matinée
Certains doivent partir travailler mais la présence
reste ferme. Le Maire passe de nouveau vers 10h30. La Police nous informe
officieusement qu'en l'absence de toute consigne venant de la Préfecture, il
sera de toutes façons libéré au bout de 24 h soit vers 15h. Vers 12h30,
plusieurs partent déjeuner mais se donnent rendez vous vers 14h puisque c'est
entre 14 et 15h que tout va se jouer.
Vendredi 11 juillet, 15h30,
R. A. est libéré. Il parait évident que la Préfecture a préféré ne donner
aucune consigne par peur d'envenimer les choses. En effet, A. R. aurait aussi
bien pu être directement mis en centre de rétention ou expulsé. Il a cependant
une mise en demeure de quitter le territoire sous 7 jours. L'avenir ne
m'appartient pas
........ enfin sorti….
F A son domicile : il est pris en charge à sa sortie du
commissariat et raccompagné à son domicile en voiture, par une participante à
la mobilisation. …
F « Morale » : encore une fois, cela se vérifie, la
mobilisation est à notre portée ! Nous n'avons jamais été plus de 25 présents
mais tous déterminés. Nous n'avons rien accompli d'héroïque mais face à la
lâcheté ambiante, la détermination est une vertu effrayante pour le pouvoir.
Nous avons gagné en retirant une pierre à l'édifice de Hortefeux.
Par ailleurs, nous pouvons nous réjouir de ne pas avoir Jean Ddider Berger comme Maire de Clamart. Orange, SFR et
Bouygues ont été interpellés pour l'aide qu'ils ont fournie à un sans papiers.
En effet, sans la réaction immédiate de nombreux contacts, joignables
facilement pr téléphone, nous n'aurions pas
réussi.
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